Conserver des collections de référence

Les spécimens sont généralement congelés entiers pour être ensuite transmis aux laboratoires et généralement un morceau de tissu est prélevé pour le barcoding. Sinon, les spécimens sont placés dans des récipients d'alcool ou seul une partie du spécimen est conservée (c'est le cas des poissons pour leurs otolithes). Une originalité issue des campagnes de pêche aura été la description récente de cétacés fossiles (voir Lambert et al., 2017) dont de nombreux crânes ont été remontés crochés par des hameçons de palangriers sur des fonds de plus de 1000 m.

Les collections enregistrées sont consultables sur les bases de données collection du Muséum MNHN (en particulier GICIM pour les poissons, INVMAR pour les invertébrés marins) en interrogeant par exemple sur le nom du navire de pêche (exemple « Austral ») ou sur le lieu géographique désiré (Kerguelen….). Elles sont accessibles, pour consultation ou prêt, aux chercheurs des instituts et Musées (via demande COLHELPER). Elles permettent aussi des échanges entre musées. L’utilisation des collections conduit à l’élaboration de guides faunistiques consultables par tout public (voir Duhamel et al., 2005 pour les poissons de Kerguelen et Crozet) où l’on retrouve tous les numéros de collection des spécimens enregistrés dans les collections (nationales et internationales).